samedi 11 juillet 2009

Fantasia 2009

Eh oui, c'est ce temps de l'année où ce cool festival revient ! À défaut d'été cette année, ben il y a les salles climatisées de Concordia pour oublier la vilaine météo extérieure.

Cette année, j'ai huit films à mon programme. Comme par les années passées, je ferai partie des collaborateurs qui fourniront de petites critiques pour le dossier Fantasia de Brins d'éternité, mais je mettrai qqs mots ici aussi... question de raviver un peu ce blogue somnolent. Mes choix de cette année sont donc *roulement de tambour* :

Yatterman
Bon, c'est Takashi Miike, le preview était vachement coloré... le résultat ? Moyen pour moi, mais la salle a a-do-ré. Faut que je me rappelle que l'exubérance japonnaise des fois, c'est trop. Comme dans ce cas.
Note : 2 gouttes de sang sur 5

Dream
Beau, mélancolique, un très bon moment. Un beau petit bijou que j'ai été heureuse de découvrir. En plus, le film était présenté dans la salle la plus confo (JA de Sève) pcq le Theater Hall, ayoye les fesses ! ;-)
Note : 4 gouttes de sang sur 5

Thirst
L'an dernier, j'ai raté le film de vampire (Let the Right One In) et tout le monde en a dit du bien ! Cette année, je n'allais pas rater mon coup à nouveau et (ouf !) je n'ai pas été déçue. J'aime les vampires, mais peu de films valent le coup. Thirst, avec son "retelling" de Thérèse Raquin d'Émile Zola (rien de moins !) est très intéressant. Un peu longuet dans sa dernière partie, mais pas mauvais du tout.
Note : 4 gouttes de sang sur 5

Ip Man
Mon coup de coeur jusqu'à maintenant ! Ce bio-pic est un excellent film de kung-fu. Donnie Yen, tout en maturité, est sublime en maître Ip. Les chorégraphies et la cinématographie sont époustouflantes. La première vraie bataille de maître Ip nous m'a fait me ratatiner sur mon siège, la force et la violence de chacun des coups... ouch !
Note : 5 belles grosses gouttes de sang sur 5

Instant Swamp
à venir

Clone returns Home
à venir

Canary
à venir

8th Wonderland
à venir


vendredi 22 mai 2009

Le Dragon bleu



Je suis nouvellement initiée au travail de Robert Lepage. J'ai eu la chance de voir le Projet Andersen l'an dernier (ou y a-t-il déjà deux ans ? Enfin...) et c'était la première fois que je voyais une pièce de Lepage. Je m'étais bien promis d'aller voir la prochaine. Comble de bonheur, Le Dragon bleu est une pièce sur la Chine, un pays qui me fascine. Je n'ai pas vu La Trilogie des dragons (qui précède Le Dragon bleu), mais je l'ai lue, question de me plonger dans l'univers avant d'aller voir la pièce. Mais bon, lire un texte de théâtre, ce n'est vraiment pas comme vivre la pièce. C'était bien, mais c'était incomplet. Il y manquait l'étincelle, la vie qu'une pièce ne peut avoir que sur scène. J'avais hâte de voir la pièce.

On nous raconte l'histoire de Pierre qui possède une galerie d'art contemporain à Shanghai. Débarque chez lui Claire, une ancienne flamme qui vient pour adopter un enfant. Il y a aussi Xiao Lin, la protégée de Pierre, mais aussi sa maîtresse. Et l'histoire nous est racontée tour à tour en français, en anglais et en chinois (avec sous-titres, bien sûr !) Je le dis tout de suite, je n'ai pas été décue ! Tout d'abord la mise en scène est vraiment actuelle et vivante. Robert Lepage utilise beaucoup les nouvelles technologies et le mariage entre ces technologies et le côté plus mythique de la Chine donne un résultat des plus intéressant. Il est fascinant de voir Pierre, le personnage joué par Robert Lepage, dessiner un idéogramme chinois sur une feuille avec un pinceau, alors qu'au même moment ce signe apparaît, gigantesque, sur un écran. L'ouverture de la pièce est aussi un habile mélange de traditionnel et de contemporain avec la danseuse chinoise (sublime et si belle !) qui performe une danse traditionnelle devant un écran où défile le générique de la pièce, comme au cinéma !

Les deux comédiennes qui accompagnent Lepage sur scène, Marie Michaud et Tai Wei Foo sont également excellentes. La première en québécoise qui débarque en Chine et vit un certain choc culturel, la deuxième en artiste contemporaine qui présente également deux numéros de danse au cours de la pièce.

La scénographie est aussi très réussie. J'ai lu qu'il devait y avoir des références visuelles à Tintin et le lotus bleu, mais qu'elles ont dû être retirées à la dernière minute, les droits ayant été refusés. C'est dommage, mais ça n'enlève rien au décor qui est savamment orchestré et il reste un clin d'oeil à la page couverture de l'album. Les deux étages du décor sont utilisés avec brio et nous transportent tour à tour de l'appartement de Pierre, à une gare, un avion, un bar, une galerie d'art, bref, la polyvalence est à l'honneur et c'est vachement bien réussi.

J'ai donc passé une excellente soirée et me promets bien d'aller voir le prochain projet de ce dramaturge qui m'a totalement séduite.

dimanche 26 avril 2009

Québec-Montréal




Je pique le titre d'un film que j'ai beaucoup aimé pour jasouiller un poil de Québec où j'ai passé deux jours récemment et de Montréal, parce que sinon le titre de mon billet n'aurait pas de sens. ;-)

J'aime beaucoup Montréal, entre les Nordiques et les Canadiens, je prends pour ces derniers (même s'ils sont poches cette année) mais Québec, c'est beau. :-)

J'adooore me promener dans le Vieux-Québec (et lâcher lousse le kid-kodak en moi), je trouve ses rues en pentes absolument charmantes et, comble du bonheur, j'y ai croisé un écureuil noir. J'aime beaucoup les écureuils, je trouve ces petites bêtes mignonnes, même si certains les considèrent comme des rats à grosses queue. ;-)

En haut, mon écureuil de Québec, au-dessous, un cousin gris de Montréal.



Lors d'un périple récent en Abitibi, je me suis trouvé un amour certain pour l'homme en noir, Johnny Cash. J'avais oublié d'apporter des CD et, dans un Maxi (!!) j'ai acheté un CD de ses plus grands succès, eh bien ces chansons m'ont accompagnée durant deux jours non-stop ! C'était sympa de voir que mon chemin recroisait le sien à Québec (deux voyages effectués pour le boulot).



Aaah, le Château Frontenac, il est tout simplement photogénique. C'est pas original, mais c'est souvent là que me mène mes promenades, c'est un bon point pour débuter l'exploration de la vieille ville. Et pour moi qui se perd souvent, c'est facile à trouver. ;-)



L'ami Sam, sur son socle perché.



J'ai croisé un nain de jardin... mais planté dans un pot !




Un promenade nocturne sous une fine pluie a mené nos pas vers le cimetière St-Matthew (plus vieux cimetière protestant de la ville... de la province même peut-être ?) avec cette pierre tombale fusionnée à un arbre.




Malheureusement, quitter Québec un vendredi soir à l'heure du souper, c'est pas mal comme quitter Montréal... sauf que le pont est un ti-peu plus beau.... quand on y arrive enfin ! ;-)

Tiens, ça me donne envie de revoir le film de Ricardo Trogi.

vendredi 3 avril 2009

Virée Ottawaienne !

Ben oui, un lien entre Ottawa et Hawaii, faut le faire... bon, c'est seulement dans ma tête et dû à une vague sonorité (tirée par les cheveux, vous dites ?) car, bien que la journée fut vraiment agréable, elle n'eut rien, mais alors vraiment rien, d'hawaienne. ;-)

Ça faisait des année que je voulais refaire la tournée des musée à Ottawa. Dès notre arrivée au Musée canadien des civilisations (de Gatineau, pas Ottawa, I know), le pluriel de "musées" a pris le bord. On est arrivé à midi et le musée prenait un bon gros 4-5 heures à visiter. Tant pis, on se reprendra pour les autres et je resterai sur ma fin côté dinosaures. J'avais vraiment envie de voir des grosses répliques de dinos; que voulez-vous, je suis une enfant dans l'âme. ;-) Mais le Musée canadien de la nature, ce sera pour une prochaine fois.

Mais il n'y a pas que les dinos dans la vie, il y a aussi l'Égypte, et le Musée des civilisations présente une exposition sur l'Égypte avec des momies, des vraies ! Fascinant !

Mais, first things first, il faut d'abord se rendre.



Après un bon p'tit bout de route, victoire ! Nous y voici !





Malheureusement, la seule exposition où les photos étaient interdites, étaient celle sur l'Égypte. Mais bon, on comprend qu'on ne va pas bombarder de flash des artéfacts vieux de milliers d'année. Le souvenir est, dans mon esprit, impérissable, mais pas de photos pour la postérité. Le reste du musée permettait cependant les photos, alors en voici quelques unes. D'ailleurs, que faisait-on avant l'ère de la photographie numérique ?? Maintenant, je peux facilement prendre une centaine de photo d'un événement, alors qu'avant, il fallait compter le prix du développement. Gulp.

Ce que j'ai pu phorographier de l'expo sur l'Égypte. ;-)

Quelques photos en vrac de notre journée.

Musée des Beaux-arts et sa grosse araignée.

Un p'tit bout du nusée de la civilisation avec le parlement en arrière plan (on est touriste ou on ne l'est pas !)



Hot totem ! (one of many)



J'aimerais avoir quelque chose d'intelligent à dire sur ce dessin, mais si je l'ai pris en photo, c'est simplement quwe je le trouvais beau. J'aime beaucoup ce style d'art autochtone.



Reconstitution d'époque. Si j'avais une bonne mémoire, je mettrais une date ici. ;-)

Petite partie d'une collection de masques.



Salle on on reconstituait des sites de fouilles.



Superbe toile qui m'a beaucoup plu. J'aime les couleur et... les yeux "gelés" des persos. ;-)


Vue du parlement (un ti-bout !) de l'intérieur du musée.

Masque de Jacques Plante (gardien des Canadiens). Première fois qu'un gardien de but portait un masque dans un match (1er novembre 1959). C'est assez "basic" comme protection, non ?

Partie d'une oeuvre composée entièrement de timbres (Musée de la poste).

Retour sous la pluie !

jeudi 2 avril 2009

Life on Mars

2008, Sam Tyler, un détective de New York se fait frapper par une voiture... et se réveille en 1973.

Les années 70 pour quelqu'un qui vit à l'aube du deuxième millénaire, c'est aussi extra-terrestre que d'être téléporté sur Mars. La prémisse SF de Life on Mars m'a tout de suite interpellée. Bon, pas tout de suite puisque l'originale est british (comme beaucoup de bonnes séries télé), mais dès que j'ai vu la promo pour cette nouvelle série (made in the US) ça m'a intriguée. Mais, comme il n'y a pas que la télé dans la vie, je ne l'ai pas regardée tout de suite. Puis, un soir, je suis tombée par hasard sur un bout de l'émission et de même une ou deux semaines plus tard et c'était fait, j'avais la piqûre !

Il faut dire que la reconstitution de l'époque est absolument divine. Les vêtements, les voitures, la mentalité très, très macho, tout y est. Pour moi, les années 70 c'est ma petite enfance, de revoir ces couleurs, ces cheveux, ces moustaches est une expérience délicieuse. Et les comédiens sont excellents, Harvey Keitel bien sûr, mais aussi Michael Imperioli avec sa divine moustache et son attitude macho totale, Jason O'Mara en expatrié hors de son temps et Gretchen Mol dans le rôle de "no-nuts Norris", femme essayant de trouver sa place dans un monde d'hommes. Parce qu'en 1973, des policières, c'était tout nouveau.

Nous suivons donc Sam expatrié dans cette décennie, on le voit s'ajuster à ce nouvel environnement, mais sans jamais perdre de vue son but : retourner à son époque. C'est une courte série, 17 épisodes, avec un début et une fin. Contrairement à la tendance américaine (prendre une courte série britannique et en faire un tas de saisons) ils ont conservé le format de la série d'une saison. À la fin, Sam retrouvera-t-il son époque ? Est-il dans un délire ? Dans un coma ? A-t-il été enlevé par des extra-terrestres ? Il faut voir la série pour l'apprendre...

Pour ma part, il me reste à voir la version britannique afin de comparer les deux... mais surtout de faire durer le plaisir puisque la version américaine se terminait hier. Je suis un peu en deuil. Comme chaque fois qu'un bonne série se termine. :o)

mardi 10 mars 2009

Des chats et l'attente du printemps.

C'est quoi le but d'avoir un blog et de ne pas l'entretenir ? Anyways, je ne sais pas encore c'est quoi le but d'un blog. Lol ! L'amour de l'écriture doit bien avoir quelque chose à y voir parce qu'en ce moment, je ne vois aucun pistolet appuyé sur ma tempe. Attendez que je regarde bien. Non, rien. Mais là, comme beaucoup de québécois... ben j'hiberne. Oui, comme un ours. Je boude le froid, la neige, la glace, je chiale, eh oui, je fais ça moi. Haïr l'hiver est un sport québécois auquel j'excelle. La flamme nationaliste brûle fort en moi lorsque vient le temps de rejoindre mes compadres dans des doléances anti-hiver. Doléances adressées à Dieu, le Diable, Jean Charest et Stephen Harper. C'est tout de leur faute. Il y en a qui détestent février, en ben moi j'ai découvert que c'est mars que j'haguis ! Parce que c'est le mois où, dans ma petite tête, il fait beau. Genre comme en avril. Sauf que mars, ben c'est plutôt comme février et deux mois de février de suite, ça me fait un peu chier. Bon. Na. Printemps, I miss you.

Mais Je donne sa chance à l'hiver. Quand même. Bon, il faisait à peu près 0 et non -40, je l'avoue. ;-)

Et, à la demande générale *cough, cough* voici des nouvelles de la ménagerie. Notre "tough cookie" de Gustave continue de faire la loi dans l'appart.


À preuve, les gros yeux de Miss Zia ici-bas. Bon, elle a de gros yeux point, mais c'est pire quand M. Gustave est dans le coin. Lol !

Quant à Babette, elle a profité du temps des fêtes pour aller faire un tour de vaisseau spatial.

Quoi ? Non c'est pas une sécheuse, c'est un vais-seau spa-ti-al. Absolument. Mais elle a préféré faire un retour au bercail, l'espace, c'est pas trop pour elle finalement. L'appart, même avec Gustave, elle préfère. Que voulez-vous, c'est son choix !

Et puis, on a des petits moments où la discorde est laissée de côté, comme celui-ci où, à condition qu'il y ait un arbitre, tout va pour le mieux. (On en a peu des photos des trois ensemble comme ça !!)

Le mot de la fin ?

dimanche 18 janvier 2009

20 minutes

J'ai découvert cet article de Cory Doctorow sur le blog de Dominic Bellavance sur l'art d'écrire à l'ère de la distraction. Ding ding ! Ça me touche, mais très directement cet article ! Chaque fois que je m'assois pour écrire je ne suis effectivement qu'à un petit Alt-Tab d'une myridade de distractions : Facebook, les blogs des copains, les blogs des copains des copains, mes e-mails, le net en général bref, tout pour faire n'importe quoi sauf écrire. Et là, on ne parle que des distractions virtuelles ! Mais un truc dans l'article a accroché mon attention : « Short, regular work schedule » c'est-à-dire consacrer, disons 20 minutes, à l'exercice par jour. Hummm... y'a quelque chose dans ça qui me semble faisable, intéressant, qui me parle directement au creux de l'oreille. Il suggère aussi de « tuer » son traitement de texte. En effet, pas besoin d'une machine qui souligne tout ce qui, à son oeil numérique, cloche avec ce premier jet. Écrire, écrire, écrire, on corrigera par la suite. Pas grave si certaines phrases sont mal foutues, il faut passer par là. Mais il y a des moments où j'oublie ça et où je peux reprendre 15 fois le même paragrahpe au lieu d'avancer. *soupir*

Aujourd'hui, j'ai fait mes 20 minutes et j'en suis fière. Je les ai consacré au début de l'écriture d'un texte qui n'est pas dans mon créneau habituel, pas de SF, pas de fantastique, non un truc de littérature générale. Weird. Mais excitant. :-p

Parfois on lit ou on entend quelque chose qu'on sait, mais c'est dit au bon moment avec les bons mots. C'est l'effet que m'a fait cet article. Donc, merci à mon Alt-Tab de m'avoir mené sur le blog de Dominic qui lui m'a mené sur le blog de Cory Doctorow qui m'a remise sur le droit chemin. ;-) ...et le premier petit comique qui me souligne que j'aurais pu faire ça toute seule en me coupant l'accès à Internet est un vilain. Lol. ;-)

Et maintenant, hop pour la 2e résolution non-officielle de l'année : faire de l'exercice ! :-p