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mardi 9 novembre 2010
Modernisation de la Loi sur le droit d'auteur
En ce moment, tout plein de nouvelles exceptions, pas toujours claires, pourraient s'ajouter. La plupart de ces exceptions ne prévoient pas de rémunération pour les créateurs. Ceci est dangereux. Le Canada (puisque c'est un loi canadienne) risque de, encore une fois, couper des sources de revenus aux créateurs. J'invite tout le monde à visiter le site Culture équitable pour avoir plus d'information sur les dangers de ce projet de loi et pour appuyer les groupes qui défendent les droits des créateurs. Bon, oui moi aussi j'aimerais ça que tout soit gratuit, mais je suis capable de voir que si on cesse de payer nos artistes et les industries qui les aident à percer, eh bien notre culture sera réduite à quelques poussières d'ici pas longtemps. Oui, il y a d'excellents livres ou films étrangers, mais j'aime ça lire un bon livre ou voir un bon film de chez nous aussi des fois. Et pour ça, ben il faut s'assurer que nos créateurs puissent vivre du fruit de leur travail. C'est pas compliqué, on utilise : on paye. Comme pour n'importe quel service.
Voilà, c'était mon éditorial de la journée. :-)
vendredi 4 juin 2010
Coupes fédérales : les revues culturelles en péril
Sur leur page Facebook (même nom que le titre de ce billet) la SODEP ajoute :
"Si vous désirez l'appuyer de façon plus "formelle" et nous autoriser à ajouter votre nom à la liste des signataires, écrivez-nous à l'adresse suivante: info@sodep.qc.ca"
Oui, c'est un tantinet plus compliqué que de simplement cliquer sur un lien, mais prendre deux minutes pour envoyer un courriel d'appui à la SODEP peut faire une différence.
Depuis la série de coupes amorcées en 2008, le gouvernement Harper continue de saborder des programmes essentiels à la survie des organismes culturels.
C’est maintenant au tour du ministère du Patrimoine canadien de priver la majorité des revues culturelles québécoises d’une aide à l’édition, en remplaçant le Fonds du Canada pour les magazines (FCM) par le Fonds du Canada pour les périodiques (FCP). Ce qui devait être une refonte de programmes s’est conclu, dans les faits, par une mutation idéologique inacceptable. Désormais, Patrimoine canadien ne se souciera plus des publications à petit tirage; il soutiendra « l’industrie du magazine ».
La Société de développement des périodiques culturels québécois (SODEP) dénonce vivement les critères d’admissibilité du nouveau FCP. Parmi ses 44 membres, lesquels publient les plus importantes revues culturelles de langue française au pays, 75 % sont exclus du programme « Aide aux éditeurs », tout simplement parce qu’ils vendent moins de 5000 exemplaires par année, peu importe leur périodicité, leur mandat ou la qualité de leur contenu.
Le budget du FCP, en vigueur depuis le 1er avril, s’élève à 75,5 millions de dollars, dont 72 millions sont consacrés à l’aide aux éditeurs. Les magazines canadiens à grand et moyen tirage, qui comptent sur des revenus publicitaires substantiels, peuvent recevoir jusqu’à 1,5 million par année. Mais rien, ou presque, pour les revues à petit tirage, ces revues qui diffusent notre littérature, commentent nos productions théâtrales ou analysent notre cinéma. Pour aider les 44 membres de la SODEP réunis, il suffisait pourtant d’un budget de 800 000 $, soit près de la moitié d’une subvention accordée à un grand magazine! Et que dire de l’argent que les éditeurs de revues culturelles retournent néanmoins au gouvernement, par la TPS payée sur les coûts de production de leur revue, celle perçue sur les ventes de numéros, des abonnements et leurs impôts?
La pérennité et la diversité des revues culturelles seront mises en péril par les décisions de Patrimoine canadien. Quand des revues culturelles disparaissent, ce sont des espaces de réflexion qui disparaissent avec elles, un patrimoine écrit qui meurt. Elles servent souvent de tremplin aux futurs journalistes et écrivains qui y font leurs premières armes. Permettre à ces revues de subsister, c’est créer les conditions d’émergence de la relève.
Patrimoine canadien souhaite-t-il vraiment préserver notre culture ou cherche-t-il à bâillonner nos écrivains et penseurs? Que l’argent du patrimoine revienne au patrimoine et que les publications de qualité reçoivent leur juste part.
La SODEP et ses membres demandent à tous ceux et celles qui tiennent à la survie des revues d’art, de littérature, de théâtre, de cinéma, d’histoire, de patrimoine et d’idées, de faire circuler cette lettre pour protester contre la décision inique de Patrimoine canadien.
Il est important de soutenir cette industrie. Quel pays peut se permettre de tuer sa culture comme le font les conservateurs en accumulant les coupes dans ce secteur ??
vendredi 22 mai 2009
Le Dragon bleu

On nous raconte l'histoire de Pierre qui possède une galerie d'art contemporain à Shanghai. Débarque chez lui Claire, une ancienne flamme qui vient pour adopter un enfant. Il y a aussi Xiao Lin, la protégée de Pierre, mais aussi sa maîtresse. Et l'histoire nous est racontée tour à tour en français, en anglais et en chinois (avec sous-titres, bien sûr !) Je le dis tout de suite, je n'ai pas été décue ! Tout d'abord la mise en scène est vraiment actuelle et vivante. Robert Lepage utilise beaucoup les nouvelles technologies et le mariage entre ces technologies et le côté plus mythique de la Chine donne un résultat des plus intéressant. Il est fascinant de voir Pierre, le personnage joué par Robert Lepage, dessiner un idéogramme chinois sur une feuille avec un pinceau, alors qu'au même moment ce signe apparaît, gigantesque, sur un écran. L'ouverture de la pièce est aussi un habile mélange de traditionnel et de contemporain avec la danseuse chinoise (sublime et si belle !) qui performe une danse traditionnelle devant un écran où défile le générique de la pièce, comme au cinéma !
Les deux comédiennes qui accompagnent Lepage sur scène, Marie Michaud et Tai Wei Foo sont également excellentes. La première en québécoise qui débarque en Chine et vit un certain choc culturel, la deuxième en artiste contemporaine qui présente également deux numéros de danse au cours de la pièce.
La scénographie est aussi très réussie. J'ai lu qu'il devait y avoir des références visuelles à Tintin et le lotus bleu, mais qu'elles ont dû être retirées à la dernière minute, les droits ayant été refusés. C'est dommage, mais ça n'enlève rien au décor qui est savamment orchestré et il reste un clin d'oeil à la page couverture de l'album. Les deux étages du décor sont utilisés avec brio et nous transportent tour à tour de l'appartement de Pierre, à une gare, un avion, un bar, une galerie d'art, bref, la polyvalence est à l'honneur et c'est vachement bien réussi.
J'ai donc passé une excellente soirée et me promets bien d'aller voir le prochain projet de ce dramaturge qui m'a totalement séduite.
vendredi 3 avril 2009
Virée Ottawaienne !


Après un bon p'tit bout de route, victoire ! Nous y voici !

Malheureusement, la seule exposition où les photos étaient interdites, étaient celle sur l'Égypte. Mais bon, on comprend qu'on ne va pas bombarder de flash des artéfacts vieux de milliers d'année. Le souvenir est, dans mon esprit, impérissable, mais pas de photos pour la postérité. Le reste du musée permettait cependant les photos, alors en voici quelques unes. D'ailleurs, que faisait-on avant l'ère de la photographie numérique ?? Maintenant, je peux facilement prendre une centaine de photo d'un événement, alors qu'avant, il fallait compter le prix du développement. Gulp.
Ce que j'ai pu phorographier de l'expo sur l'Égypte. ;-)
Musée des Beaux-arts et sa grosse araignée.

Un p'tit bout du nusée de la civilisation avec le parlement en arrière plan (on est touriste ou on ne l'est pas !)

Hot totem ! (one of many)
J'aimerais avoir quelque chose d'intelligent à dire sur ce dessin, mais si je l'ai pris en photo, c'est simplement quwe je le trouvais beau. J'aime beaucoup ce style d'art autochtone.

Reconstitution d'époque. Si j'avais une bonne mémoire, je mettrais une date ici. ;-)
Petite partie d'une collection de masques.

Salle on on reconstituait des sites de fouilles.
Superbe toile qui m'a beaucoup plu. J'aime les couleur et... les yeux "gelés" des persos. ;-)
Vue du parlement (un ti-bout !) de l'intérieur du musée.

Masque de Jacques Plante (gardien des Canadiens). Première fois qu'un gardien de but portait un masque dans un match (1er novembre 1959). C'est assez "basic" comme protection, non ?
Partie d'une oeuvre composée entièrement de timbres (Musée de la poste).

Retour sous la pluie !